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mardi 22 novembre 2011

Safran/Thalès, l’autre Serpent de Mer !

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
Depuis plusieurs années et par période régulière, revient au-devant de la scène médiatique, presse écrite et Radios, l’histoire de la fusion Thalès/Safran ou Safran/Thalès.
A en croire même nos homologues syndicalistes jusqu’aux alentours de 2007 tant du côté de Thalès que de Safran, les jeux étaient faits et Safran était purement et simplement absorbé par Thalès avant de prétendues annonces officielles qui devaient avoir lieu.
 
Il est vrai qu’à cette époque-là, nous étions dans les tous premiers mois de la création de Safran, issue de la fusion Snecma/Sagem. C’était le temps où la guéguerre entre « les Snecma » et « les Sagem » était à son paroxysme et « les couteaux sur la table ».
En ce moment-là, c’étaient « les Sagem » qui poussaient fort à l’absorption de Safran par Thalès, histoire de faire disparaitre « les Snecma » de la direction du nouveau Groupe et placer ainsi à sa tête « leur élu de cœur », qui depuis n’a jamais montré nulle part le potentiel que « les Sagem » lui trouvait. Il est vrai que c’était son parrain, son Père spirituel qui était à la tête du Conseil de surveillance du nouveau et jeune Groupe Safran. Ce Sire se permettait même au temps de sa splendeur éphémère d’aller discuter dans les Ministères et à la Direction de Thalès dans le dos du Président du Directoire de Safran de l’époque, Jean-Paul Béchat, l’architecte bâtisseur de l’ex-Snecma, aujourd’hui Groupe Safran.
C’était le scénario imaginé et rêvé par « les Sagem » pour prendre leur revanche sur « les Snecma ». Le ver était alors dans le fruit.
Nous avons certes le devoir du Pardon mais pas à l’Oubli !  
Constatant l’échec de la tentative de leur fusion, les deux groupes, s’étaient alors entendus  avec l’Etat fin 2008 pour procéder à des échanges d’actifs afin d’arriver à un regroupement d’activités, avec l’Optronique des deux groupes chez Thalès et la Navigation inertielle des deux Groupes chez Safran.
Ces négociations visant toujours les mêmes objectifs, créer des synergies entre les deux Groupes.
A propos de ces nouvelles perspectives pour les deux Groupes, le Président du Directoire, Jean-Paul Herteman qui venait de succéder à Jean-Paul Béchat se disait : « tout à fait ouvert » à des transactions avec Thalès dans les activités Optroniques et Navigations Inertielles, sous quelle que forme que ce soit : Echanges d’actifs ou Joint-venture (déjà)… ! Une démarche soutenue déjà par le Ministère de la Défense et la DGA (Direction Générale de l’Armement), pour éviter les redondances entre les deux Groupes hexagonaux, dans le but de créer des champignons Français à l’international, de mettre un terme à la compétition entre les deux Groupes et également éviter que l’Etat, à travers la DGA ne finance plus les mêmes études dans les Bureaux d’études des deux Groupes.
Le Comité stratégique de Safran aurait même donné son feu vert pour cette opération.
En mai 2010, les négociations ont été interrompues. Le Groupe SAFRAN avait alors fait une communication interne pour annoncer la fin officielle des discussions.
Mais un an plus tard, en avril 2011, l’Etat relance à nouveau la reprise des négociations. Et pour bien montrer sa volonté d’aboutir cette fois, il nomme en juin 2011 un médiateur en la personne d’Aldo Cardoso, du Cabinet d’Andersen.
Malgré cela, ce dossier ne cesse de passer d’un état à l’autre, avec tantôt, de l’optimisme pour une issue, tantôt, la phase basse, avec à nouveau un éventuel report des négociations pour 2012, après les élections Présidentielles et Législatives.
Et ce qui devait arriver arriva : La fièvre mobilisatrice des salariés s’exprima pour la défense de leurs emplois, logique !
Le bruit a même couru que des salariés qui n’avaient pas l’habitude de faire grève et même des syndicats auraient été poussés, encouragés par leurs Directions à faire grève.
La question que l’on est en droit de se poser
Mais, à quoi joue t-on, entre l’Etat, Dassault/Thalès et Safran ?
Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
Dans cette opération, se sont hélas, les salariés concernés des deux Groupes qui seront au final les grands perdants.
Car enfin, les arguments avancés aujourd’hui par la DGA, le donneur d’ordre des deux Groupes, Safran et Thalès dans l’Armement (rappelés plus haut) vont-ils par miracle s’évanouir demain, après les élections Présidentielles et Législatives de 2012 ?
 
     L’UNSA Groupe SAFRAN appelle les acteurs : Etat, Dassault/Thalès et Safran à la tempérance. L’UNSA Groupe SAFRAN leur demande expressément de mettre un terme à cette situation d’incertitude qui mine la santé des salariés des deux Groupes concernés par cette opération d’échange d’actifs et leurs familles, le plus tôt sera le mieux.

lundi 24 mai 2010

Entre SAFRAN et Thalès, les discussions sont officiellement closes !


Les rêves évanouis !

Depuis plusieurs années, par période régulière, il revenait au-devant de la scène médiatique, presse et radios l’histoire rocambolesque de la fusion entre Thalès et SAFRAN. A en croire nos homologues syndicalistes, les jeux étaient faits et Safran absorbé par Thalès.

Dans ce prétendu scénario déjà écrit, chaque Syndicat représenté dans ces deux Groupes mesurait déjà ses forces en prévision des éventuelles prises de pouvoir d’un camp sur l’autre et de « partages de gâteaux » lors de la constitution des Institutions Représentatives du Personnel, au Comité de Groupe et au Comité d’entreprise Européen de la nouvelle entité.

Puis, ce fut l’épisode des échanges d’actifs entre Thalès et SAFRAN sous la baguette du Ministre de la Défense

La fin des illusions

Par un communiqué interne diffusé par le Groupe SAFRAN, en date du 10 mai 2010, SAFRAN a annoncé que les discussions sont désormais closes.

SAFRAN se dit mettre par lui-même en œuvre le développement de ses activités spécifiquement défense, notamment dans le domaine de l’optronique, y compris au travers de partenariat appropriés.

De plus, SAFRAN dit poursuivre sa stratégie de développement de taille critique dans l’avionique et l’électronique embarquée.

ALLÉLUIA !

Position de l’UNSA dans le Groupe SAFRAN

L’UNSA salue cette décision annoncée officiellement par le Groupe SAFRAN.

En effet, l’UNSA n’a jamais été ni partisane de la fusion éventuelle SAFRAN/Thalès ni des éventuels échanges d’actifs entre les deux Groupes.

Car, nous avions déjà imaginé par avance le carnage social que de telles éventualités auraient eu comme conséquences sur les effectifs et l’emploi dans le Groupe SAFRAN.

Souhaitons donc que cette page soit à jamais désormais tournée !


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