
C’est par un « Flash information » de la Direction des Ressources Humaines Groupe en date du 20 avril 2010 que les salariés des sociétés du groupe ont été informés de la décision prise par le Directoire du SAFRAN, du versement d’un supplément de Participation, à titre exceptionnel.
Le montant de ce versement s’élève à 7,5 millions d’euros.
La Direction du Groupe dit s’appuyer sur la « Loi pour le développement de la Participation et de l’actionnariat salarié du 30 décembre 2006 ». Cette Loi ouvrant la possibilité aux Directions des entreprises ayant attribué une Participation au titre de l’exercice clos, de décider le versement d’un supplément de Participation.
Ce supplément sera versé aux salariés qui ont bénéficié de la Participation au titre de 2009, selon les mêmes modalités de répartition que celles de la Participation du Groupe. C'est-à-dire, proportionnellement au salaire annuel de chacun, avec un salaire plancher calculé avec le plafond de la Sécurité Sociale, soit, 34.640 euros pour une année complète de présence à temps plein.
C’est à partir de 18 mai 2010 que les salariés concernés recevront la notification de leur part de versement, par un courrier de Natixis Interépargne.
Analyse et position de l’UNSA Snecma
Le Directoire du Groupe SAFRAN a décidé de verser à ses 37.000 salariés un supplément de Participation, quelques jours seulement après l’annonce du versement de la Participation au titre de l’exercice 2009.
Ce supplément de Participation s’élève à 7,5 millions d’euros.
Personne n’a pensé que cette décision prise par le Directoire du Groupe soit l’effet d’une subite Bonté Divine.
Même après le versement de ce supplément de Participation, le compte n’y est pas.
En effet, les résultats dégagés par le Groupe SAFRAN au titre de l’exercice 2009 ont été identiques, voire légèrement meilleurs que ceux de 2008. Pourtant à l’arrivée, la Participation Versée aux salariés du Groupe au titre de l’exercice 2009 a été de moitié inférieure à celle versée aux mêmes salariés au titre de l’exercice 2008. Aller comprendre !
C’est en partie ce phénomène qui a exacerbé la colère des salariés du Groupe lors de leurs mouvements de grève pendant les négociations sur la NAO 2010.
La Direction du Groupe devrait être très attentive à cette colère exprimée par les salariés. Ceci peut être le prélude à une colère encore plus grande demain.
Est-ce qui a conduit, pour la première fois dans l’histoire du jeune nouveau Groupe SAFRAN, à ce qu’aucun accord contractuel n’ait été obtenu dans aucune des sociétés du Groupe sur les NAO en 2010 ?
Les arguments consistant à mettre en avant l’investissement dans le développement de nouveaux Produits, assurant ainsi la pérennité de l’emploi des salariés des sociétés du Groupe, OUI. Nous pouvons l’entendre.
Mais lorsque l’on diminue de moitié la Participation touchée par les salariés au titre de l’exercice 2009, on n’a pas le droit de proposer pour le même exercice une augmentation de versement aux actionnaires et encore moins dans les proportions qui semblent se dessiner.
Ce sont ces phénomènes d’injustice qui sont très souvent à l’origine des explosions sociales. Souvenons-nous de l’origine de l’explosion sociale de 1988 à Snecma !









